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SECTION 9
Grossesse d'urya
Suivi de grossesse / semaines
09/09/2026 : insémination. 24/09/2026 : premier moment où la gestation devient vraiment crédible pour moi, Mimi étant convaincue que cela a fonctionné. Échographie attendue vers la mi-octobre, date exacte à confirmer.
Observations sur Urya
Au 24/09, augmentation très nette de l'appétit : selon Mimi, Nunu « mange comme quatre ». Je n'avais jusque-là pas cherché activement de signes de gestation.
Notes de Mimi
Le 24/09, Mimi me dit être sûre que Nunu est gestante notamment à cause de son appétit.
Souvenirs / texte libre
Je pensais que l'attente après l'insémination serait interminable. Finalement, j'ai été beaucoup plus patiente que je ne l'aurais imaginé. Lorsque je voyais Nunu, je ne passais pas mon temps à chercher le moindre signe de gestation. Je ne l'observais pas spécialement en me demandant si quelque chose avait changé. Le premier véritable signe est arrivé sans que je le cherche. Le 24 septembre, Mimi m'a expliqué qu'elle était désormais persuadée que l'insémination avait fonctionné : Nunu avait énormément augmenté sa prise de nourriture. Selon ses mots, elle « mangeait comme quatre ». À côté d'elle, le contraste avec Rahgon était immense. Lui était malade et ne mangeait presque plus. À ce moment-là, je ne savais pas encore que ce serait la dernière fois que je le verrais vivant. Le 24 septembre restera donc une date étrange dans mes souvenirs : c'est le jour où j'ai commencé à réellement croire que Nunu portait les futurs chiots de Rahgon, et c'est aussi le dernier jour où j'ai vu leur père. --- RAHGON — LES DERNIERS JOURS Le 21 septembre, lorsque j'ai revu Rahgon après environ une semaine sans le voir, il semblait un peu fatigué. Mimi m'a expliqué qu'il toussait depuis quelques jours, mais rien ne semblait alors particulièrement inquiétant. Deux jours plus tard, avec Lolotte, nous avons remarqué quelques gouttes de sang sous sa gueule. C'était anormal, mais Rahgon ne semblait pas être en détresse : il se levait, se déplaçait, interagissait et réclamait encore certaines choses à manger. Nous avons estimé avec Mimi que son vétérinaire pouvait le voir dès le lendemain matin. Le 24 septembre, Rahgon avait été examiné et était rentré avec un traitement. À ce moment-là, rien ne nous laissait imaginer ce qui allait arriver. Ce soir-là, j'étais assise par terre avec Laïka sur mes genoux lorsque Lolotte m'a tendu une tranche de rosette. Rahgon est venu mettre son énorme tête pratiquement sous mon nez pour essayer de me convaincre de lui en donner. Nunu était couchée dans son panier et nous discutions des Bergers Allemands, des anciennes portées et de l'appétit de Nunu. Je suis rentrée chez moi sans savoir que c'était la dernière fois que je verrais Rahgon. Le 29 septembre, alors que j'étais à Clermont-Ferrand pour faire une surprise à ma maman pour son anniversaire, j'ai envoyé à Mimi la capture d'une annonce Le Bon Coin pour une caisse destinée à mon futur chien, avec un simple « T'en penses quoi ? ». Elle m'a d'abord demandé le lien, puis m'a envoyé, sans contexte : « Rahgon est mort. » J'ai appris ensuite que son état s'était fortement dégradé pendant le week-end. D'après ce que Mimi m'a expliqué, les examens avaient révélé une cardiomyopathie dilatée et une embolie pulmonaire avec atteinte des poumons. Ses chances de survie étant devenues très faibles, la décision avait été prise d'abréger ses souffrances. Après le choc, mes pensées sont aussi allées vers Nunu et la portée, et je m'en suis voulu : est-ce que la portée était remise en cause ? Est-ce que mon futur chiot pourrait être atteint de la même maladie ? Quelles seraient les conséquences pour Mimi et ses chiots ? Une chose ne changeait pas : si les chiots naissaient et que je pouvais en accueillir un, mon chiot viendrait de cette portée. Mais la mort de Rahgon a fait remonter quelque chose que j'avais jusque-là volontairement laissé de côté. Je savais qu'une insémination ne garantissait pas une gestation, qu'une gestation ne garantissait pas une naissance sans problème et que beaucoup de choses pouvaient encore arriver. J'avais simplement choisi d'y croire complètement plutôt que de vivre cette attente dans la peur. Sa disparition m'a brutalement rappelé toute la fragilité de cette période. J'ai toujours envie d'y croire comme avant ; j'ai simplement beaucoup plus conscience de la chance que ce sera lorsqu'ils seront enfin là.
Complétion (%)
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